
Shelf n'est pas triste et j'ai pris un mois pour le comprendre.
C'est dans le métro, ce lieu d’intense partage, que j’ai lancé l’écoute du premier album de Luther sorti le 18 septembre. En arrivant au titre “bonté” qui précède l’outro instrumentale du projet, je ne ressentais qu’empathie et tristesse pour l’artiste. Ce n’est pas le son le plus apprécié par le public comparé à des titres comme “bracelet” ou “rentier”. En sortant de cette bouche de métro, le froid que je ressens n'a rien à voir avec l’automne parisien, il vient de cette guitare, ce flow lent et ces voix pitchées. Même si “bonté” m’a donné la couleur du mois que j’allais passer à écouter shelf, j'ai entendu entre deux grincements aigus de la ligne 13 cette volonté de survie qui anime le récit que nous livre Luther.





