
Nahir bienvenu sur Radikal, tu as dévoilé il y a quelques semaines la 2ème partie de ton double EP intitulé Mission Évasion. Quelques jours après avoir shooté ton freestyle Radikal “Boutique”, titre extrait du projet, tu nous accordes cette interview, l’occasion de revenir sur ta vision de la musique, ta place dans le game et ton rapport à la nouvelle génération.
La volonté derrière le choix des titres Mission : Évasion et Mission : Impossible ? Ce sont des moments de ta carrière que tu as vécus comme des missions ?
NAHIR Oui il y avait un peu de ça, dans le sens où c’est mon 1er projet en indépendant. Il y avait cette volonté de se lancer. Impossible c’est le côté sombre, Évasion c’est un peu plus ouvert.

Crédit photo : @blakhat.co
En 2025 tu quittes Convergence et tu crées ton propre label Integral Corp, tu peux me raconter ce que cette nouvelle étape a représenté pour toi ?
NAHIR C’est ça exactement. C’était la suite logique, c’était prévu comme ça. Je suis toujours lié à Convergence mais j’ai ouvert mon propre label pour pouvoir gérer ma production.
C’est quelque chose d’important pour toi d’entreprendre en tant qu’artiste ?
NAHIR Oui même avec Convergence, j’ai toujours eu une certaine autonomie, donc il n’y a pas grand chose qui a changé dans ma façon de travailler.

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Sur ces deux opus tu t’es entouré d’artistes issus de la nouvelle génération : BatBat, Rsko, IDS, 2 Mètres…, tu es encore jeune mais tu as une expérience que d’autres n’ont pas, comment tu te places quand tu collab’ avec des artistes comme eux ? C’est une force d’être entre ces deux générations, la transmission c’est important pour toi ?
NAHIR Oui déjà sur mon album Rien sans lien j’avais cette volonté de transmettre. Quand je me suis retrouvé avec ces jeunes artistes en studio : BatBat, MIG, 2 Mètres, j'ai eu ce rôle de passerelle entre les deux générations.
Quand tu es au studio avec les plus jeunes, tu partages tes refs, tu les accompagnes, tu les conseilles ?
NAHIR Quand je fais un morceau avec un artiste, confirmé ou pas j’essaie toujours d’apporter le max de mes connaissances, et vice-versa parce que j’en apprends aussi de eux.
T’as déjà été surpris par la vision d’un jeune artiste en studio ?
NAHIR Ouais ça peut être sur des manières de poser, d’enregistrer. Les jeunes quand ils enregistrent un morceau, ça commence souvent par les ambiances, là où moi j’ai quelque chose de plus scolaire. C’est une énergie différente.
Sortir ce double EP c’est une manière de faire patienter tes fans avant un prochain album ?
NAHIR À la base je suis entré en studio pour faire un album. J’ai vu la cohérence de certains morceaux entre eux et ça m’a donné l’idée de faire ces 2 EP. Puis je ne l’avais jamais fait, c’est un format plus actuel que les formats albums.

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Puis c’est aussi une première en tant qu’auto-producteur !
NAHIR C’est ça.
“Les keufs passent à la fouille corporelle, depuis Nahel j’suis plus trop corporate”, on est d’accord que rien n’a changé depuis ?
NAHIR Je ne pense pas qu’il y ait quelque chose qui ait changé. C’est toujours la même chose, c’est toujours les mêmes combats.
On a récemment fait un post qui met en avant en avant le fait que le rap retrouve une certaine forme d’engagement politique, du moins sociétal, c’est quoi ton point de vue par rapport à ça ?
NAHIR Moi j’ai connu le rap comme ça, avec une certaine liberté d’expression. J’ai toujours essayé de véhiculer des messages dans ma musique. J’estime ne pas avoir changé là-dessus.
Un message à faire passer à la nouvelle génération ?
NAHIR Le vrai message c’est de croire en ses rêves, ne jamais abandonner, ne jamais se laisser décourager par les gens qui pensent que tu ne peux pas.

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